Concours poésie 2021

Dans le cadre de la 23e édition du PRINTEMPS DES POETES, l’association Si Tonneins… Citoyens organise un concours de poésie libre, avec la collaboration de la Ville de Tonneins.

 

 

Thème retenu : Le désir

 

 

Vos poèmes

 

Les poèmes que nous diffusons sur cette page ont été écrits et envoyés par leurs auteurs par mail à sitonneins.citoyens@remove-this.gmail.remove-this.com avant le 29 mars 2021. Ils sont consultables en ligne depuis le 1r avril.

 

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Pour voter pour votre poème préféré (dès le 1er avril) :

 

 

Soyez récompensé

 

Les 3 auteurs ayant recueillis le plus de votes recevront un prix.

 

Les résultats - et le nom des heureux gagnants ! - seront consultables :

 

  • sur la page Facebook de l’association
  • sur le site de la ville de Tonneins.

Poème nº 1

"Au printemps des poètes"

 

Pour fêter le printemps

Dans les prés et les champs

Voici la pâquerette

Si tendre et joliette.

Car monsieur bouton d’or

En vrai conquistador

Viendra conter fleurette

A son amie en fête !

 

Myosotis et muguets

Dans les bois sont tout près

Pour aguicher les belles

Jetant des étincelles

Dans le bleu de leurs yeux

Sous les longs cils soyeux,

Amenant un sourire,

Dans leur âme en délire.

 

Profitons des beaux jours…

Devenons troubadours.

La nature l’ordonne

Quand la sève bouillonne.

Les arbres sont en fleurs

Et les oiseaux charmeurs

Chantent leurs amourettes

Du printemps des poètes.

 

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Poème nº 2

"Les désirs harmonieux"

 

« Fleurs fanées… cœur aimé » déclame le poète…

C’est le désir ardent de tous les amoureux…

Cueillir pour effeuiller la blanche pâquerette

Dont les cœurs tendrement prononceront des vœux !

 

C’est le printemps joyeux, le temps des amourettes

La caille fait son nid, dans les blés en sillons

Et le merle siffleur, aux trilles rondelettes

Prépare le concert avec tous les grillons

 

J’ai cueilli dans les bois un bouquet de pervenches,

Mes cinq sens en éveil… sous le prunier en fleurs…

J’écoute un rossignol perché sur une branche…

L’ensemble est merveilleux, pour faire mon bonheur

 

La nature au réveil, met son habit de fête

Les bois ont reverdi, après leur long sommeil

L’univers harmonieux inspire le poète

Qui compose en rêvant, un coucher de soleil !

 

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Poème nº 3

"Fantasme"

 

Léthargie de la nuit, la tête chancelant

Je reçois l’appel de ton corps

Tandis que les yeux clos, alanguie, je m’endors

Tu seras mon dernier élan

 

J’effeuille ton absence et mes mains exaltées

Se posent sur ton corps lointain

Tendre abandon du soir, mes rêves dilatés

Se perdent dans le ciel éteint

 

Beau Pierrot qui balance au souffle de la nuit

J’aimerais sentir contre moi

La ferme volupté de ton corps en émoi

Pour me tirer de mon ennui

 

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Poème nº 4

"Le désir"

 

Il est arrivé

Doucement

Tendrement

Sûr de lui

Avec des gestes lents

Sans toquer

Sans s’annoncer

Il a passé la porte

Celle du cœur

De l’esprit

De toute l’âme

Et il a chuchoté

« Je peux m’installer un instant

Un jour peut être que je repartirais

Avec un double des clefs

Pour pouvoir rentrer

Même le jour où

La porte sera fermée. »

 

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Poème nº 5

"Beauté des ires"

 

J’aperçois dans son sourire un danger qui m’appelle, un danger bienveillant.

Comme une flamme timide qui s’immisce dans mes desseins et que la pourpre écarlate chevelure

réchauffe autant qu’elle brûle.

La qualité océan que déclare le bleu de ses yeux, ronds, profonds et montagneux, comme deux

planètes bleues dont l’astrologie ignore les secrets, est une qualité colorée de fissures aqueuses.

La prunelle, comme un artefact fabriqué de cyan et d’azur, je me perds dans le coloris de son iris,

noyé au beau milieu de l’océan. Elle est trop bleue pour ma rétine.

Les mots peinent à tomber dans mon esprit lorsque mon corps est sous l’hypnose de la beauté.

Mon courroux s ‘évapore lorsque sa beauté me réchauffe, et ma curiosité grogne de chagrin,

jalouse et impuissante devant la complexité de l’être.

La beauté, pourquoi tant de gens peine à la voir, à l’avoir. Beauté ivoire, d’ébène et de féminin.

Pourquoi tout ce qu’on ne voit pas est pourtant devant nous ?

Ce n’est pas facile n’est-ce pas, d’être belle ?

Nulle femme ne déroge à l’éternelle loi de la beauté, car celle-ci se veut omniprésente bien que

différente dans la société.

Toutes les sociétés ont défini à leur manière la beauté, de même que tous les poètes sont paris à

la recherche de cette faculté que la vie offre de voir en chaque être.

Jamais la plume d’aujourd’hui me déclare les mots que j’ai pourtant toujours cherchés.

Ce n’est pas moi qui écrit, mais ma plume qui me dévoile.

Je suis un poète maladroit, un amoureux qui a mal à gauche.

J’ai la rage d’un poète insatisfait, frustré, famélique, et avide d’inspiration.

Mais je suis nu, devant le désir, je l’assume et le sublime.

 

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Poème nº 6

Désir d'être

 

Être une larme du vent

Dans vos cheveux gonflés

Désirer ainsi être aimée

Chaque jour, chaque instant

 

S’envoler dans votre souffle pur

Parcourir mille endroits

Mais revenir entre vos doigts

Vous raconter toutes ces aventures

 

Envelopper votre corps

D’un air chaud malicieux

Se perdre dans vos yeux

Souffler, souffler encore

 

Devenir zéphyr ou alizées

Par vos mots être transformée

Simple courant d’air métamorphosé

Souffle de vie, par vos lèvres, expiré

 

Être une larme du vent

Unique, éphémère et légère

Une larme du vent, sincère

Contre vous, vos mains me capturant

 

Et puis un jour partir

Au désir d’un vent malin

Qui sournoisement au petit matin

Bouleversera notre avenir.

 

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Poème nº 7

Un dîner aux chants d'elle

 

J'ai vu une sirène un jour

Son chant amèrement beau

Racontait son mal d'amour

Et son bien d'esseulés matelots

 

Bel été et belle était sa peau

Sur mon bateau, mon phare

Devenaient les deux joyaux

Scintillant dans le regard

De cette belle reine des eaux

Qui sans fard, serait mon fardeau

 

Désirante, je l'ai désirée

Délirant quand dénudée

Elle a ancré en moi l'image

D'un merveilleux naufrage

 

Flagrant délit dans mon lit !

Désarmante, cette amante

Car ses yeux, l'innocentent

De ceux-là, j'étais assouvi

 

Dans ma prison de volupté

Je m'enlisais dans les sables mouvants

Des draps qui sculptaient

Les dunes de ses charmes enivrants

 

Dans son grimoire du désir

Elle y lisait des mots interdits

Puis les traduisait en caresses

Creusant en moi des plaies de plaisirs

Qui coagulaient d'allégresse

 

Avec mes pores alertes

Ses doigts conversaient

Pour leur confier un secret

Celui de me faire frissonner

 

Allumeuse dans l'obscurité

D'elle, j'en délirais

Sous sa bouche, je brûlais !

Sous ses doigts, je gelais !

Dans ses yeux, je l'aimais !

 

Ivre d'elle et livré au vice

En douce, elle me délivra

Par un hurlement de délice

Qui de mes abysses, émergea

 

De retour au gouvernail

De mon navire en pagaille

Je navigue sur la mer salée

Qui dissimule une créature sucrée

L'amour, me dis-je, est un gai complice

Quant au désir, quel doux supplice !

 

 

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Poème nº 8

Pages d'amour

 

Tu es mes pages d’amour

Que je remplis tous les jours

Sans même chercher mes mots

Au recto comme au verso

Et de ces pages d’amour

Ferai un livre d’amour

Et de ce livre d’amour

Ma bible de tous les jours

 

Lorsque j’étais écolier

Je séchais sur mes cahiers

Attendant l’inspiration

Pour finir mes rédactions

Mais depuis lors j’ai compris

Ce qui donne de l’esprit

C’est d’avoir à̀ faire un “ t’aime”

Sur un sujet que l’on aime

 

Des romans j’en avais faits

Mais chaque fois je le sais

La finale du prologue

C’était déjà̀ l’épilogue

Mais je sais que celui-là̀

De sitôt ne finira

J’ai trouvé́ le sujet tendre

Sur lequel je peux m’étendre

 

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Poème nº 9

Désirs, paroles et émotions

 

Quelque part des instants,

Une pause, un désir,

Des regards, un présent

Une rose, un plaisir.

 

Une chanson, une histoire,

Une envie, une caresse,

Des questions, un espoir,

Une larme, une messe.

 

Un voyage et des mots,

Chemin de misère,

Un souvenir de trop,

Sanglots de poussière.

 

Instants d'inutiles solitudes,

Mémoires d'enfance,

Sans passé, sans crépuscule,

Qui partent en tous sens.

 

Une musique, un souvenir,

Quelques notes sur une partition,

Un désir de chanter et de rire,

Un sentiment, des émotions.

 

Tout d'un coup,

C’est bizarre je m'égare.

 

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Poème nº 10

La sirène

 

Je veux une île

Verte et noire et

Battue par les vents

A la terre, aux eaux sombres -

Aucune douceur

Aucun regret -

Âpre et torturée

Comme ces arbres sinueux

 

Je veux l’océan

Excentrique et fantasque

Le vent mordant mon visage

Le fracas des vagues

Un cri de joie extrême :

Je veux !

Le sel sur ma peau -

En éprouver la saveur

 

Je veux tes lèvres chaudes

Sous la pluie froide

 

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Poème nº 11

Néfaste désir

 

L’homme désire toujours plus,

Il ne pense qu’argent et luxe,

Obnubilé par le matériel,

Il en oublie le spirituel

La pandémie l’a pourtant averti,

Que son mode de vie était perverti,

Et que la nature était asphyxiée,

Par ses désirs, jamais réfrénés.

Mais l’homme ferme ses yeux,

L’argent, toujours plus il en veut,

L’Océan meurt sous le plastique,

Les forêts brûlent, enfer dramatique,

L’homme le sait mais ne fait rien,

Il est pourtant maitre de son destin.

Il rêve de Mars mais la Terre est si belle !

Pourquoi ne rien faire pour elle ?

L’homme devrait tant tenter pour la sauver,

Avant de devenir une espèce menacée.

Il est peut-être déjà trop tard,

Moi pourtant je veux y croire

Pour que nos enfants puissent demain

Profiter de la beauté de l’aube chaque matin

 

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Poème nº 12

Désir fatal

 

Ô Fortune, est-ce un mal, que toujours désirer, 

Cet objet, dont on peut, en pensées nous parer ;

Illusoire ornement de nos sens affermis, 

Qui ne tient le repos que pour seul ennemi ?

Tendre frisson du corps, pâmoison de la vue, 

Ineffable transport de l’âme toute nue,

Tous ces ravissements nous privent de parler, 

Autrement qu’en nos cœurs, qu’on sent si fort brûler ! 

Mais je veux m’infliger ces poisons redoutables, 

Et goûter en silence aux tourments véritables, 

Du Cœur ; sans que jamais, je n’en sois détournée, 

Dieu, c’est ce pourquoi, il me semble être née ! 

Victime de mes sens, je veux être immolée, 

En ma languide chair, à l’ardeur dévoilée ; 

Je ne puis me guérir d’onguents impuissants, 

Laissez-moi donc vider, mon désir de son sang !

Je manderai Vénus, de l’Amour la déesse, 

Ou bien Cupidon, dont on connaît l’adresse, 

Le soin d’ouvrir mon flanc et de laisser fumer,

Le si fervent désir, d’un cœur digne d’aimer. 

Ma flamme ainsi livrée, ne pourra plus se taire, 

Infusant son bonheur, librement dans la chair ; 

Assoupie par l’ivresse, et sans vouloir s’hâter, 

Elle criera sa joie, en toute volupté. 

Comme il est bon ainsi, de se faire idolâtre, 

Et d’honorer son culte, au simple coin de l’âtre, 

En supplique si douce à l’Amour éternel, 

Dont les fruits tôt ou tard se montreront réels ! 

Point d’asphyxie de l’âme en cette grande absence, 

Le souffle de l’Amour revigore nos sens ; 

Fraîche brise adorée qui apaise nos nuits, 

Et préserve nos jours de l’invincible ennui. 

Douce voix du désir, heureuse destinée, 

A l’être qui m’est cher, par sa force emmenée ; 

Je verrai mon étoile, des âmes la mieux née, 

Pour elle mon désir, jaillira en saignée ; 

Et sa fatale ardeur jusqu’à présent cachée, 

Se portera en lui à jamais attachée.

 

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Poème nº 13

Tentations fortes

 

Mon cœur était posé

Là, dans un coin,

Tranquillement affairé,

Tout ressenti tenu au loin,

À une distance de sécurité

Lui permettant d’aller bien,

D’évoluer sans peur,

De battre la mesure

Sans fausse note,

Ni erreur.

 

Qui aurait cru qu’il allait se réveiller

Un de ces « quatre matins »

Affamé d’intensité,

Curieux de briser son écrin ?

 

Dans ce cocon de velours

Il était calme

Il était serein

Il était endormi

Mais il était bien

Comme au « temps des beaux jours »

Faits de « petits riens »,

Des gais « Bonjour ! »

Sans arrière-goût de chagrin.

 

D’où lui viennent ces envies

De nouveauté et de piment,

De « déconfinement » —

Puisque c’est une de ces idées

Qui flottent dans l’air du temps ?

 

Heureux de sa routine

De simple pompe à oxygène

Il en avait oublié

L’amour et ses déveines,

Les vibrations des peines —

 

Ces peines éponymes

Qui rongent de l’intérieur

Quand la « coupe est pleine »

Et que vue de l’extérieur

Votre vie est « tellement belle »

Qu’elle devient synonyme

Du mot « bonheur ».

 

Cœur piraté :

Les sentiments sont entrés

Par effraction…

Et j’ai collaboré à l’invasion.

J’avais sans doute omis de retourner

Le panneau « entrer sans frapper » :

 

Au verso « Ne pas déranger » 

Je me sens infidèle

En pensées,

Et en émotions,

Prisonnière du péché véniel

Qu’est le mensonge par omission.

 

Comment ramener « à la maison »

Ce cœur

Voyageur, peut-être caboteur,

Mais en aucun cas frivole ?

Voici un cas d’école…

Comment ramener à la raison

 

Un cœur

Pétri de bienséance,

Formaté par la morale,

Clé de voûte de toutes mes valeurs ?

Mon cœur

Longtemps assigné à résidence

Qui se rebelle et aspire…

À l’indécence

 

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Poème nº 14

D.é.s.i.r.

 

Un lampadaire qui s'éteint au loin

sous le désir de Casanova

Un lampadaire qui s'allume

est la lave qui jaillit de son enclume

 

Mille lampadaires qui brillent

sous le désir 

profond

Là où les océans pénètrent les mers

Là où ces instants éphémères

émergent de l'écume

du fond

 

Casanova marche

tout droit

Ses yeux 

c'est la main 

qui voit

 

Un Jésus

 

Sans lampadaire au loin

 

Son désir

Répand

un soupir

Aux mille endroits du monde

 

Cette nuit

 

Ce jour

 

L'écume devient 

une science

Du désir

D'omniprésence

Là où les sages prient

La Lumière peut être éteinte.

 

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Poème nº 15

Simple matinée

 

Je naviguais à l’aube entre les travailleurs
Le matin, je tanguais entre les convoyeurs
Gueule de bois d’un bohémien sur l’avenue
Alcool bu suite à une déconvenue.

« La jeune fille passe en contrebas du pont
Où je suis accoudé, regarde son jupon
D’abord, puis son visage après, ses lèvres roses ;
Ses cuisses ainsi que tout ce qu’elles supposent
Je prends le soin d’épier chaque détail de son corps ;
Rare de voir pareille âme dans nos décors.
La clope au bec, j’étouffe ici. Mais que je brûle !
Qui du soleil ou de ses yeux couleur cérule
Me réchauffe le plus dans le froid hivernal ?
Je ne puis me tirer de l’entrain infernal,
Me pousse à explorer de nouvelles contrées
Pourtant ralenti par mes fripes éventrées.

Je veux sentir son souffle chaud toute la nuit,
Mes douces affections au-delà de minuit ;
Son galbe est caché par des vêtements trop amples
 Dieu merci, cette femme est bien loin de tes temples.
Désir rime, bien sûr, surtout avec plaisir,
Brebis solitaire et le lion qui veut rugir !
— Madame, m’accorderiez-vous bien cette danse ?
Voyez-vous, je suis prêt pour vous
                                 — Évidence !
— Ah ! Et bien, allons-y avec toute impudence.
— Monsieur, donnez de vous, mais sans outrecuidance » 

Hurlement animal, bestiaux rugissements,
J’étais émoustillé par ses mugissements !
Gueule de bois d’un bohémien sur l’avenue,
Des frissons matinaux, la chair d’une inconnue.

 

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Poème nº 16

Sans titre

 

C’est toujours celui qui t’a laissé qui te conduit dans les bras d’un nouvel amant

Sans le savoir, sans le vouloir peut-être, son absence est une laisse avec laquelle il te traine

Pour l’oublier, il te prend de son lit aux draps d’un autre, son souvenir te pousse à te donner ailleurs

Pour essayer d’effacer la sensation de son corps, de son âme près de la tienne, tu es prête à devenir seulement un instant d’un autre la chienne, puis pouvoir être enfin maîtresse de ta propre laisse,

Être objet contrôlé d’un désir qui est le tien, bien qu’il soit désir d’arrêter l’amour plutôt que de le commencer.

Un échange avec l’autre pour détruire et non pour créer, et pour remplacer, peut-être, si affinité.

On embrasse un nouvel amant parfois comme on arrache un pansement, comme on pose de l’alcool sur une plaie,

Espérant sentir la brûlure du choc une seconde, puis être libre à nouveau, paradoxalement vierge à nouveau, vierge de celui qui avant te touchait.

 

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Poème nº 17

Le désir de pleurer

 

Les larmes de l’espoir,

Je les voudrais couleur du soir

Les larmes des soucis,

Je les voudrais couleur souris

Les larmes des retrouvailles,

Je les voudrais couleur paille

Les larmes de l’amour,

Je les voudrais couleur glamour

Les larmes de l’émoi,

Je les voudrais couleur noir

Les larmes du bonheur,

Je les voudrais couleur douceur

Les larmes de la vie,

Je les voudrais couleur carvi

Les larmes d’adieu,

Je les voudrais couleur de tes yeux

Les larmes éternelles,

Je les voudrais couleur bleu ciel

Les larmes de la poésie,

Je les voudrais couleur brunie.

 

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Poème nº 18

Le désir

 

J'ai toujours désiré,

Que quel que soit le temps ou l'année,

Les oiseaux continuent de chanter,

Que le soleil continue de briller,

Avec gaieté.

Que le monde dans lequel nous vivons soit meilleur,

Et ce, à toute heure.

Que l'on puisse rire tout le temps,

Mais, malheureusement,

Je sais à présent,

Que tout ceci ne peut être exaucé,

Sans un peu de volonté,

Cependant, les gens qui nous entourent,

Font les sourds.

Nous vivons dans une société,

Où chaque chose doit être achetée,

Et que la biodiversité soit écrasée, menacée.

Alors arrêtez vos machines,

Et écoutez-moi:

Quelle que soit la bestiole, même si elle est fine,

Et même si l'animal est gras,

Vous devez le respecter,

Faire en sorte qu'il arrête de crier.

Mais pas en le tuant,

En l'écoutant et en le comprenant.

Je désire juste quelques secondes,

Afin de sauver ce monde.

 

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Poème nº 19

Desirless

 

T'es donc au fond du précipice, et personne pour réparer l'ascenseur donc ?

Le fond, toucher le fond et s'accrocher aux branches, aux branches de la vie, aux branches du chêne qui résiste à ton poids, à ta galère.

Le précipice et son trou noir. Tu n'oses pas sauter, tu regardes le fond, c'est noir, c'est l'horreur, l'angoisse.

Il faut sauter, mais harnacher, mais sans filet. Personne pour répondre à ton appel.

Je ne suis personne pour répondre à ton appel.

Je ne suis personne et pourtant j'existe. Cette personne est là, elle t'attend .Espoir.

Réparer tes erreurs, réparer ta vie, réparer tes soucis, réparer ton honneur.

L'ascenseur pour l'échafaud ou l'ascenseur pour monter au paradis ? Simplement l'ascenseur qui monte les étages du bonheur.

Tu appuies lentement, 1er, 2eme, 3eme et tu continues. Tu jouis de cette progression mais plus lente sera la chute ou pas.

Donc profites de ta vie et ne regardes pas en arrière. C'était moche et ça sera beau.

Je te le souhaite, ainsi est ma vie et sera la nôtre, accrochés au wagon, glissant sur les rails étoilés et éclairés par la lumière du savoir.

 

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Poème 20

Retrouvailles

 

L’été s’est installé,

Enfin je te voyais.

Tu es si belle et si fraîche

Je me suis approché,

Nos mains se sont frôlées

Et tu t’es retournée.

Avec ton teint de pêche

Et tes yeux si bleus,

Combien de mois d’attente ?

Nous nous sommes enlacés

Presque désespérés,

Pressés de sentir à nouveau

Nos cœurs battre en duo.

Nous avons marché

Le long de la jetée,

Le vent faisait flotter

Ta chevelure dorée.

Puis nous nous sommes couchés

Dès que la nuit est tombée,

Dans le sable encore tiède

Pour pouvoir nous toucher.

Nos lèvres se sont soudées

Nos corps se sont enflammés

Nous avons profité

A nous laisser aller

Cette année je ne te laisserai pas,

Une promesse tenue dans tes bras.

Je t’aime mon aimée

Je veux encore t’aimer

T’aimer jour après jour,

T’aimer au grand jour.

 

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Poème nº 21

Sans titre

 

Mon âme slave

Ma bouche suave

Vibrent pour toi

Te mettent en émoi.

 

Valsons à quatre mains.

Chemine entre mes deux seins.

Du bout de tes lèvres,

Elle monte en moi cette fièvre.

 

Au rythme de tes reins,

Au gré des va et vient…

Es-tu prêt, à partir en vrille,

ou ton être vacille ?

 

Prends cette décision avec attention,

Dès cet instant

demain sera différent :

Mon corps veut te faire mien

Mon cœur deviendra tien !

 

Mon amour est passion

Je suis Emotion.

Cède à ma tentation

J’ai en moi les racines de l’Est,

celles des femmes qui ne laissent pas en reste.

Viens dans ma transe, en danse

Tu découvriras notre évidence.

 

Pour ce désir,

devenu plaisir,

Au devenir,

de notre avenir.

 

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Poème nº 22

Mon rêve d'Afrique

 

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Poème nº 23

Perce-neige

 

Langueur, l’heure se fige tel un tic-tac évanoui,

Dans le temps suspendu, un moment, un instant,

Dernier souffle avant l’hiver où Mère se réjouit

De tirer les rideaux, d’un air impatient

 

Pour laisser place au drap enneigé de l’Allemagne,

Poudre étincelante aux éclats d’argent sculptés

Sur la couverture printanière des montagnes

d’or rose, parsemées de feuilles aux teintes orangées.

 

Une jeune pousse blanche franchit la barrière de la vie,

La tige s’affine, la tête s’impose, le corps s’expose

N’attendant plus qu’à vivre dans ce nouveau pays.

 

Le coucou chante et le coquelicot rougit,

ébloui par ce paysage aux milles couleurs

Des sentiments qui s’entremêlent à l’infini.

 

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Poème nº 24

Au jardin des délices

 

Un nuage d’extase au bout d’un long désir,

Cet effluve exaltant de la couche, qu’assaille  

Le sucre blond doré de ton corps qui tressaille

Lorsque comblés, les draps se froissent de plaisir.

 

Un sourire gracile en voile de caresse  

Saupoudré par le miel d’un tendre et doux baiser,

L’au revoir d’une nuit que s’en vient apaiser

Un tout petit bonjour débordant de tendresse.

 

C’est le premier bonheur au sortir du sommeil

Quand l’amour assouvi prolonge son ivresse

Et qu’on se laisse prendre au jeu de la paresse

Qui nous emmène loin d’un lever de soleil.

 

Puis du grand lit défait, nous en sortons, complices...

Une journée à vivre un désir suspendu

En l’attente du soir et du fruit défendu

Que nous dévorerons au jardin des délices.

 

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Poème nº 25

Haiku

 

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Poème nº 26

Sacré désir

 

Toi qui nous détruis,

Mais pourtant tout le monde t’envie.

Je souhaite de déclarer mes plus sincères amitiés.

Malgré tous ces maux passés.

De cette beauté sans égale

Tu me surpasses.

Ton apparence sympathique,

Que tu caches parfois

Me laisse sans voix.

A notre égard.

Et enfin malgré tous tes défauts,

Tu as été toujours à mes cotés

Pour me soutenir.

Mille mercis Désir…

 

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Poème nº 27

Désir

 

 

Juste un lointain souvenir

Qui perdure dans nos mémoires

Gravé du temps de sa gloire

Loin de tout ce qui fait souffrir

 

Le temps perdu de nos sourires

Tel un immense soir pèse,

Sur nos âmes devenues noires

Sans l’espoir d’un avenir.

 

Désir de liberté, d’humanité

Dont nous sommes tous privés

Depuis la pandémie, cette immense nuit.

 

Liés par cette obscurité

Cruelle, versée sur nos vies

Désir d’aimer, de se retrouver…

 

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  • adressez votre choix (n° de poème) à sitonneins.citoyens@gmail.com
  • avant le 30 avril 2021

Poème nº 28

Il était une fois...

 

Il y eu des signes de colère, des alertes de la nature : effondrement de la biodiversité, catastrophes naturelles, famines, virus, violences, guerres...

 

Peu de leçons en furent tirées ; car l’Homme était

aveugle et sourd au désastre dont il était responsable.

La quête insatiable du profit aboutissait non à un progrès,

mais à la déchéance.

 

Les Hommes détruisaient l’habitat des animaux, polluaient l’air, agressaient la terre, salissaient les ruisseaux, les fleuves et les mers...

 

Un jour, un albatros monta très haut dans le ciel

et découvrit l’ampleur du désastre écologique.

 

Il décida de lancer l'alerte, traversant terres et mers pour avertir les espèces menacées. A l’unanimité, les animaux choisirent d’attirer le regard des Hommes en mettant en valeur tous leurs attraits.

 

Les Hommes hypnotisés par tant de beauté,

redécouvrirent le monde des vivants !

 

Les Hommes regardèrent les animaux différemment

Cette nature qu’ils ne voyaient plus, qu’ils n’entendaient plus...

 

Ils prirent alors conscience de ce qui leur restait :

des forêts verdoyantes, des plaines luxuriantes,

des fleurs aux multiples couleurs, des fruits aux succulentes saveurs.

 

Les Hommes décidèrent alors de changer leur comportement

pour maintenir cette vie sur Terre.

Ils avaient enfin le désir sincère de changer d’attitude

pour être plus vertueux et revenir à l’harmonie.

 

Désormais les Hommes font définitivement preuve de sagesse,

de tolérance et de communion avec la Nature.

 

La paix est retrouvée et la vie reprend son chemin !

 

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Poème nº 29

Sans titre

 

Ô vous frères Humains, ô vous vivants de la Terre,

Ecoutez le cri de désespoir et le chant d’espoir des enfants de la Nature.

Ils vous observent le jour, la nuit.

Quand il pleut, quand le soleil luit

Ils vous supplient de revenir à l’harmonie.

Dans le territoire de la Savane, la sécheresse a brûlé l’eau sacrée et la Fontaine s’est tarie.

Une girafe a nourri les princes du pays.

Dans la Jungle d’Amazonie, sous terre, dans les airs,

Chacun a perdu ses repères.

Un petit colibri s’est niché dans le terrier des ancyclometes.

Au loin, la glace éternelle a fondu en larmes,

Les orques et les baleines ont porté les phoques et les otaries,

Vers les grands lacs et territoires de Sibérie.

Mais de grises colonnes ont continué de s’élever,

Vomissant une fumée qui les fait suffoquer.

Des marées de béton ont inondées leurs maisons,

Et tous, peu à peu, perdaient la raison.

Soudain, du chaos, du silence,

Le cri a surgi. Ils se sont unis.

Ô vous frères Humains, ô vous Vivants de la Terre,

Ecoutez le cri de désespoir et le chant d’espoir des enfants de la Nature.

L’envoûtante beauté du diamant de Gould vous a hypnotisé,

La mélodie du chant des baleines vous a envoûté,

Et La magie des couleurs dans le regard du caméléon vous a transporté.

Poisson-Combattant et Martin-Chasseur vous ont donné les armes du partage

La musique du grillon a soulevé votre terre et vous y avez semé la Vie.

Chaque nouveau jour, un jardin fleurit quand un enfant sourit,

Un arbre offre ses branches charnues quand un enfant s’endort,

Un ruisseau coure dans une prairie quand un enfant a soif,

Un fruit se glisse dans sa main quand un enfant a de l’appétit.

Le droit à la Vie a repris ses droits sur la Vie.

Ô vous frères Humains, ô vous vivants de la Terre,

Ecoutez le chant de l’Harmonie, écoutez la Nature qui rit.

 

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